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Les "Brigandes", la secte qui se cache derrière le groupe de musique adulé par l'extrême-droite
©Capture

En vase clos

Les "Brigandes", la secte qui se cache derrière le groupe de musique adulé par l'extrême-droite

Rue89 est parti faire un reportage dans le "petit clan antimondialiste" dirigé par un gourou autoproclamé.

Elles sont 7 jeunes femmes, toujours masquées. Et depuis un peu plus d'un an, elles créent l'émoi dans les cercles d'extrême-droite. Avec leur musique sans prétention et leur chorégraphie minimaliste, les "Brigandes" sont pourtant devenues un petit phénomène grâce aux thèmes de leur chansons : "Une jeune fille lisait sa bible dans le train. Des bronzés livides ont commencé leur jeu malsain" raconte la chanson "Antifa" ; "un étirement du bras tombe sous le coup de la loi" évoque le salut nazi dans la chanson "Ce geste." Le grand remplacement, la Russie, l'identité… Les thèmes sont sans équivoques.

Étrangement, le groupe est pourtant loin des cercles d'extrême-droite mais plutôt dans un milieu sectaire, comme le raconte une journaliste de Rue89 a pu passer deux jours dans un village près de Béziers où la communauté vit ensemble. Elle est dirigée par Joël Labruyère, autoproclamé "gourou" du clan, considéré aussi comme un mage et un professeur qu'on écoute attentivement. "Esotérisme, mythologie et petits mots d’hébreu disséqués" raconte Rue89. "Il ressasse aussi ses actes héroïques : "avoir deviné avant tout le monde" que le suicide collectif de L’Ordre du Temple solaire était une machination d’Etat pour lancer une cabale anti-sectes."

Le fonctionnement et le but du clan reste assez brouillon mais serait "le seul créneau contestataire qui reste pour provoquer l’ordre établi" comme le racontait déjà le journal d'extrême-droite Rivarol. L'ancienne compagne du "gourou", qui a fui le groupe depuis annonce sans ambages : "le groupe aime se jouer des êtres inférieurs. Avec les journalistes, ils jouent avec le feu. C’est un défi, sinon ils meurent d’ennui." Cinq anciens membres se sont d'ailleurs enfuis et ont porté plainte. Le groupe est aussi bien connu de la Miviludes, organisme de prévention sectaire, qui la surveille avec attention.

Lu sur Rue89

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